Affiche Réal'Art

Exposition : Daniel Sanchez, sculpteur, Xavier Floutard-Vayleux, photographe et Free-Dom, peintre.

Médiathèque de Réalmont, du 17 au 29 janvier.

Chaque année, la commission Culture de la mairie de Réalmont organise Réal’Art, le rendez-vous incontournable de la vie culturelle locale.
Les artistes invités d’honneur de cette exposition dévoilent leur univers en amont et présentent leurs œuvres dans la salle d’exposition de la médiathèque. Peinture, sculpture, photographie ou techniques mixtes… autant de regards singuliers qui témoignent de la richesse et de la créativité de la scène artistique contemporaine.
Cette exposition invite à découvrir des talents, à dialoguer autour des démarches artistiques et à s’ouvrir à des sensibilités variées.

 

Cette année, nous avons l'honneur de vous présenter :

 

Xavier Floutard-Vayleux :


Depuis plusieurs années, je parcours le Tarn avec mon appareil photo.
Mon regard s’attache à révéler la diversité de ce territoire : paysages baignées de lumière, villages de pierre, rivières et forêts...
Cette exposition rassemble vingt paysages saisis aux quatre coins du Département. Elle témoigne d’un cheminement photographique où se mêlent contemplation, attachement au territoire et désir de partager la beauté simple et multiple du Tarn.
Mon parcours est celui d’un photographe passionné nourri par l’envie de donner à voir un patrimoine vivant, entre mémoire et présent.

 

Daniel Sanchez :

Daniel Sanchez a d’abord travaillé la terre puis le bois. L’étude de l’œuvre des architectes Santiago Calatrava et Zaha Hadid, ainsi que la découverte de la sculpture d’Antoine Poncet vont marquer une étape fondamentale dans sa démarche artistique. Il cherche alors de nouveaux matériaux d’expression, et va décider de se confronter au travail de la pierre, le marbre en particulier.
Il arpente les carrières des Pyrénées (Saint Béat, Cierp, Sarrancolin, Ysaourt, etc.) qu’il visite régulièrement à la recherche des blocs rares qui contiennent déjà ses futures œuvres, qu’il aura à cœur d’extraire et de révéler. Dès lors, son travail figuratif de ses débuts va évoluer vers des créations plus abstraites.
En recherche constante des équilibres, des proportions, des volumes, jouant avec les veines et les teintes, il établit un dialogue intime avec la pierre en cherchant à révéler à la fois la délicatesse et la force de la matière. Il observe les mouvements et les formes de la nature qu’il tente de retranscrire en épurant les lignes pour ne garder que l’essentiel. Les lignes harmonieuses des silhouettes extérieures laissent deviner la structure interne. Il construit ainsi un parallèle avec l’existence et nous invite à la réflexion :
Forme extérieure, celle que l’on voit…
Structure intérieure, celle que l’on est…
Avec une grande rigueur, beaucoup de sensibilité et une infinie douceur, il procède au travail délicat du ponçage pour apporter un toucher unique tout en exaltant les subtilités de la matière.
Qu’elles soient monumentales ou de dimensions plus modestes, les œuvres de Daniel Sanchez investissent l’espace, captent les lumières et dégagent une présence puissante chargée d’une grande intensité émotionnelle.
Didier Ricaud – Galerie d’Art La Barbacane

 

Free-Dom :

Dominique Deflorenne alias Free-Dom est un artiste autodidacte très tôt attiré par les pratiques non consensuelles d'un Jean Dubuffet, par le surréalisme d'un Joan Miró et par la spontanéité créative d'un Keith Haring.
Les visages qui s'embrassent dans ses peintures sont souvent asexués, aussi les diverses étreintes laissent libre cours à l'interprétation et fantasmes de chacun.
Ces baisers surréalistes entrelacés sont également nourris de références culturelles liées à des expériences de vie en Orient, en Afrique et en Asie. L'artiste connecte toutes ces influences en un processus de création plutôt libre et joyeux en espérant créer des émotions.
Lors de ses créations spontanées il dessine des courbes graphiques, esthétiques et lumineuses rehaussées avec des laques aux reflets métalliques. Il trace ces courbes, à la façon d'un,calligraphe oriental, en alliant un geste spontané et en même temps maîtrisé, toujours avec une intention esthétique.
Toujours de façon fantaisiste Free-Dom ajoute du relief à ses peintures avec des tôles embossées et rivetées.
« L’usine à bisous » est l’appellation sous laquelle il expose depuis plusieurs années son étude sur le baiser se déclinant à travers prêt de 450 tableaux.
Enfin, on le questionne souvent sur cette obsession du baiser dans ses toiles... Il faut revenir au soir du 13 novembre 2015, devant une toile blanche à la recherche d'inspiration, quand la télévision se met à vomir la terreur absolue du Bataclan et l'artiste reste là, comme beaucoup,sidéré, une grande partie de la nuit. Le lendemain, repassant devant cette toile blanche et abandonnée, il s'assoie face à elle avec le besoin viscéral d'exorciser ce cauchemar. Il n'avait pas envie de répondre à l'horreur par de la violence ou de la haine, mais par une sorte d'espoir, de tendresse, ou de fraternité, comme ça...par humanité. Le baiser était né.

 

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