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Une expérience de lecture à couper le soufle !

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la horde folio« Nous sommes faits de l’étoffe dont sont tissés les vents »

 

"La Horde du Contrevent, ce n’est pas une simple lecture, nous dit Virginy (bénévole du réseau). C’est une expérience à couper le souffle. Au niveau stylistique, au niveau esthétique. Mais pas seulement. Ce roman est une claque. Oui, j’ose dire qu’Alain Damasio est un génie.

 

Première particularité : des pages numérotées à rebours, comme le décompte qui mène la fameuse trente-quatrième Horde jusqu’au bout de son voyage. Et puis, il y a ces vingt-trois personnages, qui vont chacun prendre plus ou moins la parole.

Là encore, l’auteur a fait un travail impressionnant. Car même si chaque changement de point de vue est signalé par un symbole qui représente un des membres de la Horde, grâce à l’écriture, au registre employé, au rythme des phrases, on sent les différences de chacun et l’on parvient à les identifier, à leur façon de penser, de se comporter. Ils ont tous une personnalité bien distincte, même s’ils font tous partie de la Horde depuis tant d’années. Leurs différences, leurs capacités bien distinctes font qu’ils se complètent, qu’ils forment une Horde autonome soudée, unie, où chacun à son rôle. Des diversités qui forment une unité. Chacun s’adresse au lecteur à la première personne, faisant de lui un confident, un dépositaire de son témoignage dans sa la horde la voltequête de l’Extrême-Amont, faisant de lui un membre de la Horde.

Et le vent ! Personnage omniprésent de ce récit, insaisissable adversaire contre lequel la Horde, toujours en mouvement, avance. Avec son style si particulier, Alain Damasio parvient à faire ressentir au lecteur, immergé dans la Horde malgré lui, la moindre caresse de zéphirine. On se retrouve ballotté par les blaasts, agressé par le furvent ; on tente de déchiffrer les chrones, ces nuages mystérieux pouvant être inoffensifs ou dangereux, selon leur nature. Les cheveux volent, le sable picote la peau, le dos s’arrondit pour affronter les rafales, le froid mord les joues. Les mots employés, la musique des phrases, tout cela rend l’imaginaire réel, provocant une visualisation et des sensations que je n’avais jamais vécues jusqu’alors.

Cette quête de toute une vie aura-t-elle un aboutissement? Cette trente-quatrième Horde, l’Ultime selon certains, menée par le neuvième Golgoth, ira-t-elle plus loin que toutes les précédentes? Trouvera-t-elle l’Extrême-Amont?

Récit inclassable, teinté de Science-Fiction, de Fantasy, de roman d’apprentissage et de conte philosophique, véritable ode à la vie, il s’agit sans conteste d’une expérience unique, au souvenir tenace, qui ne laisse pas indifférent. Je me répète, mais Alain Damasio est un génie et ce roman est un chef d’oeuvre. Cet Objet Littéraire Non Identifié est un vrai coup de cœur pour moi. À ceux qui ont tenté l’aventure mais se sont arrêtés, j’ai envie de leur dire de recommencer et de persévérer. À ceux qui tenteront le voyage, surtout ne vous découragez pas. Devenez un membre de la Horde et faites face, jusqu’au bout. Vous ne le regretterez pas."

 

« Les Fréoles ne respectent pas le vent: ils s’en servent, ils l’exploitent. Ils le canalisent et le recyclent. Pour eux, le vent est matière première, un ami docile et maniable. Pour nous, il est l’ennemi qui s’affronte. Ce qui nous tient debout. Nous redresse. Et nous fait » _ Pietro della Rocca

 

Site dédié au roman : http://www.lahordeducontrevent.org/

Bande-son également dédiée -composée par Arno Alyvan - qu'il est possible d'écouter sur Deezer.

<https://deslivresdesfilsetunpeudefarine.wordpress.com/2015/12/28/la-horde-du-contrevent-alain-damasio/>

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